Thievery Corporation, le duo amĂ©ricain qui ne cesse de se renouveler, faisait partie de la programmation du Festival International de Jazz de MontrĂ©al.Â
Du duo composĂ© Ă l’origine de Rob Garza et Eric Hilton, seul Rob Garza Ă©tait lĂ pour prĂ©senter entre autres les morceaux du dernier album The Temple of I & I.
Les artistes, dont la musique est un merveilleux dosage entre la downtempo, le lounge, le trip hop, la bossa nova et le dub, n’ont jamais cachĂ© leur discours engagĂ©.
Accompagné sur scÚne par une troupe de musiciens et quatre chanteurs se relayant le micro tour à tour formant une sorte de  »corporation », la formation déclinait avec efficacité leur recette miraculeuse pour les amateurs du genre.
C’est que le duo de DJ’s s’entoure depuis un moment d’une troupe qui les accompagne lors de leurs tournĂ©es. AgrĂ©able surprise? Pour moi ça l’Ă©tait.




Pour l’entrĂ©e en matiĂšre, on a eu droit Ă Â The Forgotten People, avec les sonoritĂ©s du sitar. Ăa donnait le ton du spectacle : colorĂ© et diversifiĂ©, Ă la Thievery Corporation quoi!
Tout de suite aprÚs, je fus enchantée de reconnaßtre la suave Until The Morning.
Et là surprise, quand le morceau True Sons of Zion a été lancé et que le chanteur a commencé à jammer, toute la salle Wilfrid-Pelletier a commencé à se dandiner aux rythmes de la reggae.
Les spectateurs ne se sont quasiment pas assis et ce jusqu’Ă la fin du spectacle. Ă cĂŽtĂ© et devant la scĂšne, les gens se tassaient pour ĂȘtre plus prĂšs des musiciens et pour danser.
Il faut dire que les morceaux, plus énergiques que les versions albums, ne pouvaient laisser de marbre une salle habituellement plus réservée.
Des morceaux plus engagĂ©s et dĂ©nonçant l’injustice ont suivi. L’on pourrait citer Ghetto Matrix, Warning Shots et Amerimacka.




Bien sĂ»r, la langoureuse Lebanese Blonde et d’autres anciens morceaux ont Ă©tĂ© jouĂ©s pour rester dans l’univers assez hĂ©tĂ©rogĂšne de Thievery Corporation.
Et tout le long de la soirĂ©e, la formation a su faire voyager les fans ; L’inspiration internationale de leurs crĂ©ations, passant par le BrĂ©sil ( Bossa Nova), JamaĂŻque ( Reggae), ainsi que l’AmĂ©rique, l’Europe occidentale et l’Orient y Ă©tait pour beaucoup.
Certains diront que le rythme Ă©tait quelques fois cassĂ©, entre la chanteuse Ă la voix de velours et des rythmes plus soutenus du reggae et rap. Peut-ĂȘtre. Je ne m’en plains pas. C’est l’univers mĂȘme de Thievery Corporation qui a Ă©tĂ© transposĂ© Ă juste titre sur scĂšne.
Bon spectacle et agréable énergie en somme.